14ᵉ Forum sur les Politiques Éducatives : La société civile africaine plaide pour un financement souverain de l’éducation.

La 14ᵉ édition du Forum sur les Politiques Éducatives s’est ouverte, ce mardi 16 décembre, dans un contexte marqué par de nombreux défis éducatifs sur le continent africain. Organisé par l’ANCEFA (Coalition Africaine des Campagnes pour l’Éducation Pour Tous) en collaboration avec ses partenaires, notamment la COSYDEP et la Campagne mondiale pour l’éducation, ce rendez-vous majeur réunit des acteurs de la société civile, des décideurs et des experts engagés pour la promotion du droit à l’éducation.

La cérémonie d’ouverture a été l’occasion d’analyser les progrès réalisés en matière d’éducation dans les différents pays africains, tout en partageant des expériences de plaidoyer réussies. Les participants ont également échangé sur les stratégies mises en œuvre aux niveaux national et régional afin d’influencer les politiques publiques en faveur d’une éducation inclusive, équitable et de qualité pour tous, sans aucune discrimination.

S’exprimant à cette occasion, Abdoulaye Ndoye, vice-président du Conseil d’administration de la COSYDEP, a souligné l’importance stratégique de ce forum. Selon lui, « ce forum est un lieu d’échange, de partage d’expériences, de propositions, mais aussi d’influence pour amener les décideurs publics à faire du financement de l’éducation une priorité », a-t-il soutenu.

Il a insisté sur le fait que le financement de l’éducation doit être considéré comme une dépense de souveraineté nationale, au même titre que celui de la santé.

Pour Abdoulaye Ndoye, améliorer les conditions de travail des enseignants et garantir un environnement scolaire de qualité constituent des intrants essentiels pour assurer une éducation de qualité et préserver la dignité du personnel enseignant.

De son côté, la coordinatrice régionale de l’ANCEFA, Solange Akpo, a dressé un constat à la fois nuancé et alarmant. « Il y a eu des progrès, oui, mais ces progrès ne sont pas suffisants », a-t-elle déclaré, en rappelant la forte croissance démographique du continent et la proportion élevée de jeunes.

Elle a souligné que les investissements actuels des États dans le système éducatif restent largement insuffisants pour répondre à la demande. « Plus de 100 millions d’enfants en Afrique sont aujourd’hui exclus du système éducatif », a-t-elle regretté.

Selon toujours son argumentaire, « cette situation constitue un véritable drame, compte tenu du rôle fondamental de l’éducation dans le développement personnel des individus, leur intégration dans la communauté et, plus largement, dans le développement durable du continent africain », a fait alerté Solange Akpo.

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