L’établissement scolaire Cheikh Ibrahima, relevant de l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack commune, est au centre d’une vive polémique après avoir exclu un élève surpris avec un téléphone portable en classe.
Selon la direction, l’élève a été pris « en flagrant délit de manipulation d’un téléphone », un acte qualifié de violation grave du règlement intérieur. L’administration rappelle que l’usage du téléphone est strictement interdit dans l’enceinte de l’école, une mesure destinée à préserver la concentration des élèves, à éviter la triche et à limiter les distractions numériques.
La sanction, dont la durée n’a pas été précisée, se veut exemplaire. Dans une lettre adressée aux parents, l’établissement indique vouloir renforcer la discipline et rappeler l’importance du respect des règles pour maintenir un climat d’apprentissage serein et propice à la réussite.
Cependant, cette décision suscite de vives réactions. Plusieurs parents et acteurs de la communauté éducative jugent la sanction disproportionnée et plaident pour une approche plus pédagogique. Ils proposent notamment la confiscation temporaire du téléphone, ou encore la mise en place d’activités de sensibilisation à l’usage responsable des technologies.
À l’inverse, d’autres soutiennent la position de l’établissement, estimant que la prolifération des téléphones à l’école menace la discipline et nuit à la concentration des élèves. Pour eux, la direction a eu raison d’adopter une attitude ferme afin de faire respecter le règlement et de préserver les valeurs de rigueur et de respect.
Pour l’heure, la direction du lycée Cheikh Ibrahima maintient sa décision, affirmant que cette mesure s’inscrit dans une politique éducative visant à rétablir l’ordre et la discipline au sein de l’école.

