Le Ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba Guirassy, a officiellement lancé ce jeudi 24 juillet 2025, l’atelier national de cadrage et de stabilisation de la planification de la réforme curriculaire, marquant ainsi un tournant décisif dans la transformation du système éducatif sénégalais. Organisé à Dakar, cet atelier réunit une diversité d’acteurs – institutions, syndicats, société civile, experts, parents d’élèves – tous mobilisés autour d’un objectif commun : refonder l’école sénégalaise sur des bases éthiques, inclusives et résolument tournées vers l’avenir.
Dans son discours d’ouverture, le Ministre Guirassy a placé cette initiative dans le sillage de la vision du Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, portée par l’Agenda national de transformation 2050. Selon lui, il ne s’agit pas simplement de réformer des programmes, mais bien de « régénérer » l’école, pour qu’elle incarne pleinement les valeurs de justice, de solidarité et d’excellence.
« L’éducation ne se réforme pas seulement, elle se régénère. Elle ne se décrète pas, elle s’habite », a affirmé le Ministre, soulignant la dimension profonde et transformatrice de la réforme engagée.
L’atelier marque ainsi un passage stratégique : celui de l’intention politique affirmée à une dynamique de mise en œuvre partagée. Pour les autorités, il ne s’agit pas d’un simple cadre technique, mais d’un moment fondateur, symbolique et opérationnel. Au cœur des discussions : les principes éthiques de la réforme, sa gouvernance, la feuille de route, et les conditions de sa réussite dans une approche collaborative.
Le Ministre a rappelé que cette refondation s’inscrit dans les grands référentiels nationaux – Vision Sénégal 2050, Stratégie de Développement 2025-2029, New Deal Technologique, initiative NITHÉ, LPSD – ainsi qu’en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD 4 sur l’éducation de qualité.

Une école au service d’une société éducative
L’ambition exprimée est claire : faire de l’école le socle d’une société éducative, où chaque citoyen est outillé pour penser, agir et coopérer. Il s’agit de former des apprenants enracinés, lucides et solidaires, capables de discernement et porteurs d’initiatives au service de leur communauté et du pays.
Pour cela, le ministre appelle à une intelligence collective, un dialogue élargi incluant tous les segments de la communauté éducative : enseignants, inspecteurs, élèves, familles, collectivités, autorités religieuses et coutumières, partenaires techniques et financiers.

Un triptyque éthique comme boussole
M. Guirassy a placé l’atelier sous le signe d’un triptyque issu de la tradition wolof : Jub – Jubal – Jubbanti (l’intégrité, la probité et l’exemplarité). Ce principe doit guider l’ensemble du processus de transformation, tant dans les orientations que dans la mise en œuvre.
« Ce que nous ouvrons aujourd’hui est un espace de clarification, de coopération et de projection. Refonder l’éducation, c’est refonder notre manière d’être, de construire l’avenir, de prendre soin de ce qui compte », a-t-il déclaré.
Le ministre a également salué l’engagement des acteurs clés du processus, notamment l’Inspection générale de l’Éducation et de la Formation, le Comité scientifique présidé par le Professeur Abdoullah Cissé, les directions techniques, les CRFPE, ainsi que l’ensemble des partenaires mobilisés pour une transformation profonde, durable et partagée de l’école sénégalaise.

Une promesse partagée
Au-delà d’un atelier, c’est donc une promesse collective qui est activée : celle de bâtir une école à la hauteur des aspirations du peuple sénégalais. Une école qui éclaire les choix, accompagne les devenirs, et régénère la confiance.
Avec cet atelier, le Sénégal ouvre une nouvelle page de son histoire éducative. Une page que le ministère entend écrire avec, et non pour, les citoyens.

